Jetez un oeil dans notre boutique

La faim de peau : le besoin d’être touché

23 janvier 2021,

written by

Le toucher est essentiel. Si important que l’absence de contact crée ce que nous appelons la faim de peau. La faim de peau décrit le désir d’être touché. Là encore, le désir décrit une aspiration à quelque chose qui n’existe pas ou qui est insuffisant.

La paix intérieure par le toucher

Dès la naissance, il est important que les enfants soient touchés. Mais même après cela, il est essentiel qu’il y ait un contact physique suffisant. Le toucher physique stimule les terminaisons nerveuses de notre peau, qui à son tour produit des endorphines. Les endorphines sont également connues comme les hormones du bonheur et nous font nous sentir connectés et aimés.

Elle a également un effet positif sur notre système immunitaire, notre digestion et notre métabolisme. Elle nous permet de respirer plus librement et de mieux faire circuler notre sang. Le sang absorbe plus d’oxygène et les muscles se détendent. Le manque de contact physique peut engendrer des manques tant émotionnels que physiques. Comme des problèmes d’agressivité ou de dépression, mais aussi un système immunitaire plus faible et une perturbation des processus de guérison du corps.

Une nécessité vitale primaire

En réalité, il s’agit d’un besoin primaire qui reste insatisfait. Une étreinte d’un ami ou une tape sur le dos d’un collègue compatissant peut être agréable, mais l’absence de contact physique de la part d’un partenaire n’est pas suffisamment compensée. La faim de la peau se produit généralement chez :

  • les personnes ayant perdu un partenaire
  • les personnes âgées
  • certaines personnes en détention
  • les bébés négligés
  • certains couples qui souffrent d’un manque de contact physique dans leur relation

Dans notre société occidentale, il semble y avoir un groupe de plus en plus important de personnes qui se sentent seules. Ils n’ont pas de relations intimes et significatives, ce qui augmente la pression sur la relation dans un couple en termes de satisfaction du besoin de contact physique.

Lire aussi : Le contact humain : les effets sur votre santé mentale

Le toucher versus le sexe

Lorsque nous regardons plus en détail la faim de peau, il devient également évident que le besoin d’être toucher – et donc d’avoir une forme d’intimité physique – est un besoin différent de celui d’avoir un contact sexuel. Le contact sexuel peut être une forme de contact physique, mais il est insuffisant pour satisfaire le désir de contact physique.

De même, avoir de bonnes conversations et s’engager dans des activités communes ne suffit pas à satisfaire le désir de contact physique. Ces deux dernières peuvent également relever de l’intimité, à condition qu’elles soient vécues consciemment. Pourtant, cette intimité ne pourra pas remplacer le toucher physique. Cela rend la tâche difficile aux partenaires qui sont en couple avec un partenaire qui n’est pas du tout tactile.

Lire aussi : De l’intimité à la sexualité

L’oxytocine

Outre les endorphines, il existe une autre hormone qui joue un rôle important dans le contact. Connaissez-vous ce sentiment de paix profonde lorsque vous vous allongez contre votre partenaire sur le canapé après une longue journée de travail ? Votre rythme cardiaque ralentit, votre tension artérielle baisse, votre tension physique disparaît et vous vous sentez plus apaisé(e).

Ou lorsque vous avez passé un bon moment et que vous voulez juste faire un câlin ou continuer à faire l’amour après avoir eu un orgasme ? Dans les deux cas, nous ressentons le besoin de connexion. Cela est dû à la production d’ocytocine. La particularité de l’ocytocine est qu’elle peut communiquer avec notre corps de plusieurs façons : parce que c’est une hormone, elle communique avec nos organes comme le cœur, le cerveau ou la peau. Comme il s’agit d’un neurotransmetteur, elle communique également avec notre système nerveux.

L’ocytocine n’est pas seulement libérée pendant l’accouchement, l’allaitement et l’orgasme. Mais aussi chaque fois que nous pensons à nos proches de manière agréable. Tout autant que lorsque nous voyons notre amoureux(se).

L’hormone des câlins

L’ocytocine est également connue sous le nom d’hormone des câlins. Elle nous permet de créer des liens avec une personne, de renforcer notre confiance en soi et de moins considérer les risques. Nos peurs diminuent et notre corps réagit moins au stress. C’est pour cette raison que nous osons faire des choses, comme par exemple nous permettre d’être vulnérables alors que nous venons de rencontrer une personne dont nous sommes tombé amoureux(se). Mais c’est aussi la raison pour laquelle nous nous sentons si apaisé(e) lorsque nous sommes avec notre partenaire : nous produisons plus d’ocytocine pour pouvoir, en quelque sorte, nous remettre de l’agitation et du stress qui nous entourent.

L’ocytocine influence également les aptitudes sociales, qui sont très bénéfiques. Pensez à être plus attentif lorsque vous êtes en contact avec quelqu’un et à être capable d’interpréter plus précisément la communication verbale et non verbale.

On pense que l’ocytocine active dans le cerveau les mêmes circuits que la cocaïne et l’héroïne. Certaines personnes la comparent à une drogue dont devient dépendant. Et même dans certains cas, à la nécessité d’avoir sa dose quotidienne pour se sentir bien.

Se toucher mutuellement

Le toucher rapproche, diminue l’hormone du stress, le cortisol, et réduit l’agressivité. Le toucher aide à garder son calme, il contribue à l’intimité et c’est un besoin primaire que nous pouvons difficilement remplacer par un autre.

Il est donc important de prendre au sérieux le besoin tactile de votre partenaire. Seul un contact affectueux et conscient peut garantir la qualité d’une relation et empêcher une rupture.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles Liés

20 vues

Écrit par

Lorsque les personnes avec un pénis sont confrontées à des problèmes de troubles de l’érection, on parle médicalement de dysfonction érectile. Un autre terme souvent utilisé est « impuissance », qui regroupe divers dysfonctionnements du pénis, y compris l’incapacité de procréer ou l’anéjaculation (problèmes d’éjaculation)….
20 vues