Asseyez-vous bien confortablement, c’est l’heure d’une nouvelle histoire érotique. Lorsque Désirée rencontre Rosalie, sa nouvelle collègue, l’attirance est immédiate. Ce qu’elle ignore encore, c’est que Rosalie l’a très bien remarqué… et qu’elle a déjà une idée très précise de la manière dont elle compte faire monter la température.
Une arrivée très remarquée
— Bonjour ! me lance ma collègue alors que je termine mon petit-déjeuner, encore à moitié endormie.
— Salut.
— Ça va être sympa aujourd’hui, non ?
— Oh, qu’est-ce que tu veux dire ? J’ai raté un truc, je crois.
— On a une nouvelle collègue qui arrive aujourd’hui. Rosalie, il me semble ?
Mon Dieu. La nouvelle collègue. Je l’avais complètement oubliée.
Ces dernières semaines ont été intenses. Entre les plannings à faire, les dossiers qui s’empilent et les réunions de dernière minute, une personne en plus dans l’équipe ne fera clairement pas de mal.
Mon collègue ramasse ses dernières affaires.
— Allez, on se voit en septembre après les vacances ! Bon courage !
Il sort. Je suis seule et me reconcentre sur mon mail de commande.
Les minutes passent, puis l’interphone sonne dans le bureau.
9 h 00, pile à l’heure. Bon point.
Je me redresse, lisse rapidement mon chemisier et active la caméra de l’interphone.
« Bonjour, je suis Rosalie. Votre nouvelle collègue. »
Sur le petit écran, je découvre une femme brune aux cheveux longs et ondulés. Sa voix est douce, mais son regard accroche immédiatement le mien.
J’appuie sur le bouton pour la laisser entrer.
Ce n’est qu’en ouvrant la deuxième porte que je la vois vraiment.
Rosalie est grande, mince, avec des courbes que sa veste ajustée n’arrive pas à dissimuler. Elle a des grands yeux ronds et expressifs, bordés de longs cils noirs, et une bouche rouge qui attire le regard.
Je me rappelle soudain que je suis au travail. Et que je devrais respirer normalement.
Un regard qui en dit long
Après les présentations, je l’invite à s’installer. Elle croise les jambes, pose son sac près d’elle et m’observe, attendant que je parle.
— Alors, Rosalie, parle-moi un peu de ton expérience.
Elle sourit.
— J’ai travaillé plusieurs années comme agente de sécurité dans des clubs et des discothèques. J’avais envie de passer sur un poste plus stable, mais je garde quelques réflexes.
— Quelques réflexes ?
— Disons que je sais lire une pièce. Et les gens dedans.
Son regard reste posé sur moi.
Je sens mes joues chauffer.
— Café ? je demande, un peu trop vite.
Elle sourit davantage.
— Avec plaisir.
Je me dirige vers la petite cuisine. Derrière moi, ses talons résonnent doucement sur le sol.
— Désirée ?
Je me retourne.
Rosalie est près. Trop près pour une nouvelle collègue. Pas assez pour que j’aie envie qu’elle recule.
— Je peux te poser une question un peu directe ?
— Oui.
— Est-ce que je me trompe, ou tu me regardes depuis tout à l’heure comme si tu avais déjà imaginé ce qu’il y avait sous ma veste ?
Je reste muette une seconde.
Puis je ris, nerveuse.
— C’est si évident ?
— Un peu.
Elle baisse les yeux vers mes lèvres, puis revient à mon regard.
— Et si je te disais que c’est réciproque ?
Mon ventre se serre.
La cuisine semble soudain beaucoup trop petite pour nous deux.
Les règles du jeu
— Je te dirais qu’on est au travail.
— Je sais.
Elle avance encore d’un pas.
— Et je te dirais aussi qu’on peut s’arrêter là. Tout de suite. Sans problème.
Sa phrase me rassure. Elle ouvre une porte sans me pousser à la franchir.
Je la regarde.
Puis je réponds :
— Et si je n’ai pas envie qu’on s’arrête là ?
Rosalie inspire lentement.
— Alors on pose les règles.
Je souris.
— Des règles ?
— Oui. Tu me dis ce qui est ok. Tu me dis ce qui ne l’est pas. Et si tu veux arrêter, tu dis stop.
— Stop.
— Parfait. Tu peux aussi le dire maintenant.
— Je n’en ai pas envie.
Son sourire devient plus doux.
— Très bien.
Elle sort alors une paire de menottes de son sac. Mon cœur rate un battement.
— Ancienne agente de sécurité, hein ?
— Je t’avais dit que je gardais quelques réflexes.
Elle les tient dans sa main, bien visibles.
— Je peux ?
Je sens une vague chaude me traverser.
— Oui.
Rosalie se place derrière moi. Elle attrape doucement mes poignets et les rapproche dans mon dos. Le métal froid se referme autour de ma peau, sans serrer trop fort.
— Ça va ?
— Oui.
— Tu peux bouger ?
Je teste légèrement.
— Oui.
— Tu veux continuer ?
Je ferme les yeux une seconde.
— Oui.
Sa bouche se rapproche de mon oreille.
— Alors je vais te montrer mon expérience.
Les mains attachées
Un frisson me parcourt de la nuque aux reins.
— Comment tu as su que j’aimais les femmes ? je demande dans un souffle.
Elle rit doucement.
— Je n’ai pas eu besoin de savoir. J’ai seulement vu la façon dont tu me regardais.
Puis elle pose un doigt sur mes lèvres.
— Et maintenant, je vais voir comment tu réagis.
Ses doigts glissent sous mon chemisier. Elle effleure ma colonne vertébrale du bout des ongles. Mon corps répond immédiatement. Chair de poule, souffle court, jambes un peu moins sûres.
Elle me retourne lentement vers elle.
Nos lèvres se frôlent.
— Dernière vérification, murmure-t-elle. Tu veux que je t’embrasse ?
— Oui.
Cette fois, elle m’embrasse.
D’abord doucement. Puis plus franchement.
Sa langue rencontre la mienne avec une lenteur délicieuse. Je sens mon corps se tendre vers elle malgré les menottes. L’impossibilité de la toucher comme je voudrais rend tout plus intense.
Elle s’en rend compte.
Bien sûr qu’elle s’en rend compte.
— Tu as envie de me toucher ?
— Oui.
— Pas encore.
Je ris contre sa bouche.
— C’est cruel.
— C’est le principe.
Elle descend vers mon cou, y dépose un baiser, puis un autre. Sa bouche est chaude. Ses mains, elles, restent calmes. Elles prennent leur temps.
Rosalie prend son temps
Elle déboutonne mon chemisier lentement, bouton après bouton. Quand le tissu s’ouvre, son regard descend sur ma poitrine.
— Très jolie.
Je sens mes joues chauffer encore plus.
— Merci.
— Tu rougis facilement, Désirée.
— Seulement quand une femme beaucoup trop sûre d’elle me déshabille dans la cuisine.
— Bonne nouvelle, alors.
Elle fait glisser le chemisier sur mes épaules, juste assez pour dévoiler mon soutien-gorge. Puis sa bouche descend sur ma peau.
Elle embrasse le haut de ma poitrine, effleure la dentelle, puis libère l’un de mes seins. Quand sa langue tourne autour de mon téton, je laisse échapper un gémissement impossible à retenir.
Rosalie relève les yeux.
— Joli son.
— Tais-toi.
— Pas envie.
Elle prend mon téton entre ses lèvres, plus franchement cette fois. Sa langue joue avec la pointe durcie, pendant que ses doigts caressent l’autre sein. Elle alterne douceur et pression. J’oublie où je suis.
Je tire légèrement sur les menottes.
— Tu veux que je les enlève ? demande-t-elle aussitôt.
Je secoue la tête.
— Non. Pas encore.
Son regard s’assombrit.
— Très bien.
Sur le comptoir
Elle défait ensuite le bouton de mon pantalon. Elle va lentement, comme si chaque geste devait me laisser le temps de changer d’avis.
Je ne change pas d’avis.
Elle baisse le tissu le long de mes hanches, puis m’aide à m’asseoir sur le bord du comptoir. Le marbre froid contre mes cuisses me fait frissonner.
Rosalie se place entre mes jambes.
— Toujours ok ?
— Toujours.
Elle m’embrasse encore.
Mes mains attachées m’obligent à m’appuyer comme je peux. Je trouve un équilibre contre le meuble derrière moi, les poignets tirés dans mon dos, le corps offert malgré moi.
Rosalie semble adorer ça.
Ses mains caressent mes cuisses, remontent lentement, puis s’arrêtent au bord de ma culotte.
— Tu es déjà trempée ?
Je ferme les yeux.
— Vérifie.
Elle sourit contre ma bouche.
Puis ses doigts glissent sous le tissu.
Rosalie caresse d’abord ma vulve par-dessus la dentelle humide.
Je bouge le bassin malgré moi.
— Patiente, Désirée.
— Facile à dire.
Le point de non-retour
Elle rit doucement, puis écarte le tissu sur le côté. L’air frais me traverse une seconde avant que ses doigts ne prennent le relais.
Elle me touche avec une terrible précision.
D’abord le long de mes lèvres, puis plus haut, autour de mon clitoris.
— Tu es tellement mouillée, murmure-t-elle.
Je baisse les yeux vers elle.
— Tu parles toujours autant ?
Ses doigts glissent plus bas. Elle me pénètre doucement avec un doigt, puis un deuxième, en surveillant mon visage à chaque mouvement.
— Ça va ?
— Oui.
— Comme ça ?
— Oui.
Ma voix tremble. Je déteste qu’elle l’entende. J’adore qu’elle l’entende.
Elle bouge lentement en moi, pendant que son pouce revient caresser mon clitoris. Le rythme s’installe. Précis. Régulier. Beaucoup trop efficace.
Ma respiration devient courte.
Rosalie le sent.
Elle ralentit.
— Non, soufflé-je.
— Non quoi ?
— Ne t’arrête pas.
— Demande encore.
Je serre les dents, puis je lâche :
— Continue, Rosalie.
Elle sourit.
— Voilà.
Ses doigts reprennent. Plus appuyés. Sa bouche revient sur mon sein, aspire mon téton, le relâche, recommence.
Je sens le plaisir monter vite.
Trop vite.
Juste au moment où mon corps commence à se tendre, elle retire ses doigts.
— Rosalie…
— Pas encore.
Sa bouche entre mes cuisses
Elle m’embrasse de nouveau, puis descend sur mon ventre. Sa bouche trace un chemin entre mes seins, sur ma peau, jusqu’au bas de mon ventre.
Je comprends ce qu’elle va faire avant même qu’elle ne s’agenouille.
Elle relève les yeux vers moi.
— Je peux te goûter ?
Je réponds immédiatement :
— Oui.
Sa bouche se pose sur l’intérieur de ma cuisse. Elle prend son temps. Elle embrasse, mordille à peine, remonte, s’arrête, puis recommence.
Quand sa langue touche enfin ma vulve, mon corps se cambre.
Elle lèche doucement mes lèvres intimes, puis remonte vers mon clitoris. Le contact est chaud, précis, insupportablement bon.
Je tire sur les menottes.
Elle pose une main sur ma hanche pour me maintenir contre elle.
Sa langue tourne lentement autour de mon clitoris. Puis elle appuie davantage. Le rythme change. Plus profond, plus direct.
Je gémis plus fort.
— Rosalie…
Elle répond en intensifiant encore.
Sa bouche me dévore avec une gourmandise contrôlée. Elle alterne les coups de langue larges, les petits mouvements rapides, les pauses qui me rendent folle.
Tout mon corps se concentre sur elle.
Sur sa bouche.
Sur cette tension qui monte et me laisse sans défense.
— Je vais jouir.
Elle ne s’arrête pas.
La journée promet d’être longue
Elle garde le rythme, ferme et régulier, jusqu’à ce que l’orgasme me traverse. Ma main se crispe contre le meuble derrière moi. Mes jambes tremblent autour de ses épaules. Je laisse échapper un gémissement long, presque surpris par ma propre intensité.
Rosalie ralentit enfin.
Elle m’embrasse doucement sur la cuisse, puis remonte vers moi. Sa bouche retrouve la mienne, et je me goûte sur ses lèvres.
C’est indécent.
C’est délicieux.
Elle sort une petite clé de sa poche et défait les menottes avec précaution. Dès que mes mains sont libres, je les pose sur son visage et je l’embrasse.
Cette fois, c’est moi qui prends.
Elle se laisse faire une seconde, amusée.
— La prochaine fois, murmuré-je, c’est ton tour.
Rosalie sourit.
— J’y compte bien.
Je remets rapidement mon chemisier en place. Elle m’aide à rattacher les boutons avec une lenteur beaucoup trop provocante.
Je viens à peine de remonter mon pantalon quand la porte de la cuisine s’ouvre.
Ma collègue entre, sans se douter de rien, et se dirige vers le réfrigérateur. Il a oublié son sandwich.
— Désirée, tu peux venir avec moi deux minutes ?
Je sens encore la chaleur sur mes joues.
— Oui. J’arrive.
En passant près de Rosalie, je frôle sa main.
Puis je me penche vers son oreille.
— Après le travail, tu me montreras ce que tu sais faire sans les menottes.
Elle me regarde avec ce calme qui m’a plu dès la première seconde.
— Avec plaisir.
Et tandis que je retourne dans le couloir, les jambes encore un peu faibles, je comprends une chose.
Rosalie vient à peine d’arriver.
Et la journée promet d’être très, très longue.
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