Prêt·es pour les vacances ? Dans cette histoire érotique, suivons Mélanie qui pensait simplement s’arrêter pour un café et se détendre les jambes. Mais sur une aire d’autoroute presque vide, un regard échangé avec une inconnue va faire monter la température beaucoup plus vite que prévu.
Mélanie était fatiguée. Elle avait roulé toute la journée. Il ne lui restait plus qu’une centaine de kilomètres avant d’arriver, enfin, chez ses parents.
Un panneau attira son regard : une aire d’autoroute. Ouf. Le soleil se couchait, et elle pensa qu’un dernier café l’aiderait à terminer la route.
Une voiture était déjà garée en épi. Elle prit donc soin de se garer à l’opposé. Puis elle baissa légèrement sa vitre, pour faire entrer un peu d’air.
Elle leva les yeux.
Une silhouette excitante
De loin, elle aperçut une femme dans la voiture d’en face. Son bras faisait de petits mouvements réguliers. Mélanie resta immobile quelques secondes, troublée.
Était-elle vraiment en train de faire ce qu’elle pensait ? Ou était-ce le fruit de son imagination, après des centaines de kilomètres passés à fixer une autoroute monotone ?
Elle plissa les yeux pour mieux distinguer les mouvements de la jeune femme. Puis son souffle se bloqua.
Elle ne rêvait pas.
La femme, concentrée, la fixait droit dans les yeux. Sa main faisait de rapides allers-retours sur son entrejambe.
Mélanie se redressa dans son siège. Sans vraiment réfléchir, elle plia une jambe sous elle et appuya son talon contre son sexe. La pression lui arracha un frisson immédiat.
L’excitation monta peu à peu.
Une scène irréelle
Elle s’assit plus fermement sur son talon, puis commença à bouger. Lentement d’abord. Elle frottait son clitoris contre son pied, sans quitter la femme des yeux.
La scène avait quelque chose d’irréel. Deux voitures. Une aire presque vide. Le soleil qui disparaissait derrière les arbres. Et cette inconnue qui se touchait en la regardant.
Mélanie avait besoin de plus.
Elle se mit à califourchon sur le bord de son siège et se frotta d’avant en arrière. De plus en plus fort. De plus en plus vite. Sa vulve était gonflée de désir. Elle gémit, la fenêtre entrouverte, tout en regardant la femme face à elle se caresser encore.
Elle pouvait l’entendre pousser de petits cris.
La main de l’inconnue changea de mouvement. Mélanie devina qu’elle se pénétrait avec les doigts.
Il faisait chaud. Trop chaud. Beaucoup trop chaud.
Elle sentit la sueur couler le long de son dos, glisser jusqu’à ses fesses. Comme elle aurait aimé rejoindre cette femme. Ouvrir sa portière, traverser le parking, s’installer à côté d’elle sans dire un mot.
Une imagination qui déborde
Elle l’aurait regardée se toucher.
Elle aurait continué à se caresser aussi.
Peut-être même qu’elles auraient fini par échanger leurs mains.
Cette femme aurait pu caresser ses seins, titiller ses tétons, les prendre dans sa bouche, lécher ses mamelons durcis par l’excitation. Elle aurait pu passer une main dans ses cheveux, lui agripper les mèches à la base de la nuque, puis glisser l’autre entre ses cuisses.
Mélanie aurait voulu jouir à côté d’elle.
Elle sentit une vague monter. Elle était à deux doigts de venir. Mais la femme en face d’elle fut la première à atteindre l’orgasme.
Alors Mélanie ralentit son rythme.
Elle caressa l’intérieur de ses cuisses. Elle fit courir ses ongles sur sa peau, en longs allers-retours qui lui donnaient la chair de poule. Puis elle lécha ses doigts, sans cesser de fixer cette inconnue.
Elle aurait voulu que ce soit elle qui vienne la lécher.
Alors qu’elle n’était même pas lesbienne. Elle était juste fatiguée, brûlante, sexuelle. Et à cet instant précis, elle avait envie d’être prise, touchée, désirée, par n’importe qui.
La femme reprit son souffle. Elle regarda Mélanie avec plus d’intensité encore, lui fit un clin d’œil, puis tourna la clé dans le contact. Quelques secondes plus tard, elle mit son clignotant et quitta l’aire d’autoroute.
Mais Mélanie n’avait pas fini.
Et maintenant, elle devait finir.
Se finir coûte que coûte
Elle reprit ses mouvements de plus belle, frottant son clitoris aussi fort qu’elle le pouvait. De son autre main, elle se pénétra avec urgence. Elle plaça une jambe de chaque côté du volant pour mieux accéder à son sexe.
L’orgasme monta d’abord dans son bas-ventre. Puis il se diffusa jusque dans ses cuisses, son dos, ses bras, ses orteils qu’elle crispa sous la violence du plaisir.
Elle hurla.
Toute sa frustration. Toute cette tension accumulée. Tout ce plaisir dont elle avait tant besoin.
Son corps se relâcha d’un coup. Elle sentit la chaleur couler le long de sa cuisse gauche. Elle avait rarement joui aussi fort.
Pendant quelques instants, elle resta immobile, haletante, les mains encore tremblantes.
Puis elle remonta sa vitre, ralluma son GPS et réajusta sa robe. Encore tout émoustillée par cette pause imprévue, elle reprit la route des vacances.
Il ne lui restait qu’une centaine de kilomètres.
Mais, cette fois, elle était parfaitement réveillée.
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