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Différence de libido dans le couple : des conseils pour en parler

26 juin 2022,

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De la même manière que l’un ait envie de sushis là ou l’autre aura envie de pizza, admettons que dans un couple, on ne puisse pas toujours être sur la même longueur d’onde en matière de désir sexuel. Et c’est tout à fait classique. Le désir fluctue et il est compréhensible qu’on ne soit pas toujours aligné.e.s sur la même temporalité, chacun des membres du couple vivant des choses qui vont avoir un impact sur cette fameuse libido.

Rappelons qu’absolument tout peut avoir une influence sur notre état de désir : ce que l’on vit sur le plan professionnel, familial, médical, social, psychique, physique… Ce qui peut causer des difficultés, c’est lorsque le désir ne coïncide plus sur la durée et que l’on ne se rencontre plus. Quand il y a une asymétrie de désir dans un couple, que c’est toujours ou très souvent l’un.e qui réclame ou initie le sexe, et l’autre qui refuse, culpabilité, tristesse, frustration et tensions entrent en jeux et tendent souvent à enfermer dans un cercle vicieux qui va s’aggraver à mesure du temps qui passe et que l’on s’emprisonne dans le silence ou les non-dits. Car il n’est jamais facile de parler de ce sujet.
[blockquote style= »pinkxl »]Ce qui peut causer des difficultés, c’est lorsque le désir ne coïncide plus sur la durée et que l’on ne se rencontre plus.[/blockquote]

La différence de libido est difficile à gérer tant pour celui ou celle qui est en demande, que pour celui ou celle qui refuse. Évidemment, on ne devrait jamais se forcer à faire l’amour, de la même manière qu’on ne devrait pas mettre de pression sur la personne qui n’a pas envie. On va plutôt essayer de respecter les désirs et rythmes différents et essayer de mieux communiquer sur ses besoins afin de trouver des solutions. Quoi qu’il en soit, pour aborder la situation sereinement, il est important de réaliser que ce n’est pas l’excès de désir de l’un ou le manque d’envie de l’autre qui est “anormal” et pose problème. Il n’existe pas de niveau “normal” de libido (non, un couple qui va bien ne “doit pas” faire l’amour deux fois par semaine). Ce qui compte c’est de se sentir en phase avec son désir, qu’il soit petit ou plus grand, et que cela ne génère pas de souffrance dans son couple. 

Initier un dialogue sur le sujet

C’est là où le bas blesse : taire ses frustrations, passer ses incompréhensions sous silence, ne pas verbaliser ses besoins, peut aggraver les choses. Aussi, mettre des mots sur la situation peut permettre de mieux la vivre. Le simple fait d’aborder le sujet avec son/sa partenaire peut permettre de prendre la mesure des deux côtés. D’entendre ce que ressent l’autre, de se mettre à sa place, de mieux comprendre ses réactions et ce que cela peut provoquer en cascade. Il ne s’agit pas ici de déterminer qui a raison ou tort, ça n’est jamais aussi binaire, mais de s’écouter mutuellement et de partager ses ressentis. Avant d’amorcer ces conversations qui ne sont pas simples, il y a une question essentielle. Celle de vos besoins : lesquels sont-ils ? Où se situent-ils actuellement dans votre couple ? Cerner clairement ce qui vous chagrine, ce qui vous fait souffrir, va permettre de mieux l’expliquer à l’autre et donc de lui donner la possibilité de vous comprendre. Et ainsi, vous pourrez chercher des solutions à deux.   

 

Les partenaires qui souffrent d’une baisse ou d’un manque de libido peuvent envisager de s’en occuper et de réfléchir autour de plusieurs pistes : il y a peut-être des raisons particulières à cette faible libido (traumas, douleurs, état de santé, situation professionnelle ou familiale…). Du côté des partenaires qui ne se sentent pas satisfaits, qui sont plus en demande, il est aussi possible de chercher un peu plus loin : qu’est ce qui manque quand notre partenaire ne veut pas de rapport ? Où se situe réellement le besoin ? Est-ce seulement physique ? Une envie d’être désiré.e, aimé.e ? Un besoin d’être rassuré.e ?  Vous l’aurez compris, il s’agit de sortir de la question un peu simpliste de la fréquence des rapports : ce qui nous intéresse c’est de créer, ensemble, le terrain d’entente où les besoins de chacun.e pourront se rencontrer. Ainsi, aller plus loin que la question de la quantité permet à chaque partenaire de se sentir respecté, entendu, et de créer une ouverture en vue d’une solution qui convienne à tout le monde. 

[blockquote style= »pinkxl »]Du côté des partenaires qui ne se sentent pas satisfaits, qui sont plus en demande, il est aussi possible de chercher un peu plus loin : qu’est ce qui manque quand notre partenaire ne veut pas de rapport ? Où se situe réellement le besoin ?[/blockquote]

Dans un deuxième temps, après la recherche et la compréhension des causes pouvant impacter sur cette libido, on pourra aussi tout à fait envisager de travailler autour du désir et de l’éveil de son potentiel érotique. La sexualité s’apprend, alors pourquoi pas s’ouvrir à d’autres manières de faire (sexualité non pénétrative, massages, tantra, masturbation mutuelle…) ? Il est toujours temps d’intégrer de nouvelles pratiques à sa sexualité, et pourquoi pas d’utiliser des sextoys et accessoires, de faire l’amour dans d’autres lieux,… bref d’ouvrir sa curiosité en explorant, testant, découvrant !  

Ne restez pas seul.e.s face à ces difficultés

Vous pouvez ressentir le besoin d’être accompagné.e.s et guidé.e.s dans ces diverses étapes. C’est légitime. Parfois, cela fait des années que la situation couve et il y a beaucoup de non-dits, de rancoeurs, d’enjeux, de colères, d’incompréhensions… Alors n’hésitez plus à aller consulter un.e sexologue, un.e thérapeute de couple. Vous allez vous dire que je prêche pour ma paroisse, mais d’expérience, cela fonctionne ! Vous vous accordez un espace dédié, où vous pouvez vous dire les choses, où vous pouvez élaborer, ensemble et séparément, en tenant compte de vos parcours individuels et de votre histoire de couple. Et vous avez en face de vous une personne qui dispose d’outils variés afin de vous accompagner au mieux et au plus juste… N’attendez plus, vous allez gagner un temps précieux et redécouvrir que l’intime peut être léger, joyeux, et que ce qui vous paraissait insurmontable, ne l’est finalement pas autant que ça ! 

Spoiler alert : l’amour et le sexe ne sont pas indissociables

Et non, il s’agit bel et bien d’un mythe tout à fait entretenu par les croyances populaires, les contes de fées et autres films et séries auxquels nous sommes biberonné.e.s depuis petit.e.s, et qui font la part belle à cette croyance qui nous dit que quand on s’aime, on partage forcément une sexualité. Que le sexe est inné et naturel, et qu’un couple est censé avoir des rapports sexuels réguliers. Or, la sexualité, cela s’apprend. Seul.e déjà, et à plus forte raison à deux. L’érotisme est quelque chose qui se cultive, s’alimente, s’enrichit. Ainsi, penser que l’intimité du couple devrait se faire toute seule est souvent plus délétère qu’autre chose, car si cela n’est pas le cas on en vient vite à penser qu’il y a un problème avec nous-même ou avec les sentiments que l’on porte à l’autre. Ne pas avoir de relations sexuelles avec son ou sa partenaire ne remet pas nécessairement en cause l’amour qu’on lui porte. Parfois, arrêter le sexe (surtout s’il est dysfonctionnel) pour mieux s’épanouir… cela a du sens ! Plus de sexe ne veut pas dire plus d’intimité. Et c’est justement sur ce point que repose toute la base de la sexualité du couple. Apprendre, réapprendre à se toucher, à s’embrasser, se câliner. Se mettre dans de bonnes conditions, mettre en place de nouveaux rituels (des rendez-vous à deux, des massages, du peau à peau…), réapprendre à se connaître et à communiquer (exploration des cinq sens, exploration sensuelle de soi et de l’autre, verbaliser ses ressentis…).  

Finalement, c’est bien d’un travail en équipe dont on parle. Et cela va avoir un impact considérable : ce n’est jamais le problème que de l’un des deux, c’est un problème de couple. Donc on trouve des solutions ensemble.  

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