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Comment surmonter un traumatisme sexuel ?

30 août 2021,

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Une femme sur trois dans le monde est victime de violences sexuelles. Ces chiffres sont choquants, surtout si l’on considère le nombre de femmes qui doivent vivre avec comme conséquence, un traumatisme sexuel. Mais comment se manifeste un traumatisme sexuel ? Et que faire pour le surmonter ?

La violence sexuelle, c’est quoi ?

Avant d’aborder le sujet de traumatisme sexuel, discutons tout d’abord de ce qui le provoque. Ce sont les violences ou les abus sexuels. Une agression sexuelle peut être décrite par euphémisme comme un contact sexuel non désirée qui provoque une détresse émotionnelle et une douleur physique. Comme avec les agressions sexuelles, les viols et les actes incestueux.

Malheureusement, nous vivons dans un monde où la violence sexuelle est commune. Surtout pour les filles et les femmes. Dans environ 90 % des viols, la femme en est victime, pas l’homme. Une telle agression peut être un incident isolé, comme une agression sexuelle dans la rue ou une agression dans les toilettes d’une boîte de nuit. Mais l’inceste et le harcèlement à long terme relèvent également de la violence sexuelle.

Selon le Dr Anadel Barbour, la violence sexuelle n’est quasi jamais liée au sexe. Au contraire, les agressions et les viols sont des tentatives de prendre le pouvoir sur l’autre. Le sexe, dans ce sens, est un moyen et non pas une finalité. Ce n’est pas pour rien que les violeurs choisissent généralement des femmes « à l’apparence faible ou vulnérable ». Le violeur cherche a avoir le contrôle.

Formes de violence sexuelle

Il existe différentes formes de violence sexuelle. Nous pouvons classer sous cette rubrique les agressions sexuelles, le viol, l’inceste et les rapports sexuels non désirés dans le cadre d’une relation.

Les lois et les définitions relatives aux abus sexuels sont en constante évolution. Jusqu’aux années 1970, par exemple, le viol conjugal était inexistant : en tant qu’homme, il n’était pas possible de violer sa femme, quelle que soit la force ou la fréquence de ses refus. Et dans certains pays, un baiser sur la bouche non désiré était encore considéré comme un viol jusqu’en 2013. Cette disposition a été modifiée depuis, car la différence entre une langue forcée dans la bouche et un pénis forcé dans le vagin a été jugée trop importante.

 

  • Viol : contact sexuel avec une personne non consentante, qui n’est pas majeure ou est incapable de se défendre. Ce contact sexuel consiste en une pénétration non désirée du vagin, de l’anus ou de la bouche, par exemple avec le pénis, les doigts ou un objet. Les rapports sexuels forcés dans une relation, sont considérés comme un viol.

 

  • Agression sexuelle : lorsqu’une personne est forcée d’accomplir des actes sexuels, comme toucher les seins, les fesses, le pénis ou le vagin. Un baiser forcé est également une agression sexuelle, de même que des attouchements et des pincements prétendument ludiques, par exemple de la part d’un collègue qui tâtonne ou d’une bousculade dans un bar.

 

  • Abus d’enfant : toute forme de contact sexuel avec un enfant. De nombreux enfants victimes d’abus sont trop jeunes pour comprendre ce qu’il se passe. Ils sont très souvent manipulés et pensent que ces actes sexuels sont normaux. Le fait que l’enfant se laissent faire est souvent cité par les agresseurs comme un argument pour dire qu’ils n’ont fait aucun mal à l’enfant. Pas conséquent, ce genre d’abus infligés aux enfants entraînent des problèmes psychologiques à long terme.

 

  • Inceste : contact sexuel entre membres d’une même famille. L’inceste implique généralement un adulte agresseur et un enfant maltraité, par exemple un père qui tripote sa fille ou un oncle qui agresse sexuellement son neveu. En Amérique, plus d’un tiers des victimes de violences sexuelles âgées de moins de 18 ans ont été abusées par un membre de leur famille. Malheureusement, l’inceste reste encore extrêmement tabou, les chiffres sont donc probablement plus élevés.

 

  • Violence sexuelle sans contact sexuel : il arrive qu’une victime de violence sexuelle ne soit pas touchée sexuellement. Par exemple, les parents qui ont des relations sexuelles en présence de leurs enfants sont coupables de violences sexuelles. Tout comme les gens qui postent des photos de leurs ex sur lesquels ils sont nus, sur des sites pornographique de vengeance.

Combien de personnes subissent des violences sexuelles ?

C’est un sujet difficile à chiffrer. Parce que la violence sexuelle implique souvent des émotions telles que la honte et la peur. Tout le monde n’ose pas en parler ouvertement. Notamment parce que certaines filles et femmes pensent qu’elles sont responsables de l’agression sexuelle ou du viol qu’elles ont subi.

Pourtant, il existe de nombreuses preuves évidentes que la violence sexuelle est scandaleusement courante dans notre monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles, que ce soit avec un partenaire ou un parfait inconnu. La plupart des violences se produisent entre des connaissances. Environ un quart des femmes âgées de 15 à 49 ans vivant en couple ont été soumises à une forme de violence de la part de leur partenaire.

Ce que l’on peut ressentir suite à un traumatisme sexuel ?

Selon Dr Barbour, une telle violence entraîne toujours un traumatisme, mais ce dernier se manifeste de différentes manières. Chaque femme réagit différemment à un viol. Certaines se replient dans leur coquille et deviennent socialement anxieuse, tandis que d’autres se dévergondent et plongent le lit de n’importe qui.

Les cauchemars et flashbacks

La façon dont vous réagissez aux abus et à la violence est complexe et très individuelle. Mais que vous subissiez de graves conséquences ou que vous parveniez à vous en sortir raisonnablement bien, l’impact de la violence sexuelle va toujours au-delà des conséquences physiques.

Pour de nombreuses femmes, le traumatisme peut être dévastateur. Les amenant à ressentir de la peur, de la honte et de la solitude. Elles ont du mal à faire confiance aux autres et peuvent même cesser de se faire confiance à elles-mêmes. Les victimes commencent à douter de leur propre jugement et se rejette la faute sur ce qu’il s’est passé. Pour certaines femmes, les relations sont une menace et l’intimité est devenue impossible. En proie à des cauchemars, des flashbacks et des souvenirs douloureux, le monde peut sembler très dangereux pour les victimes de violences sexuelles.

Les conséquences de la maltraitance des enfants

Les femmes qui ont été maltraitées dans leur enfance développent dans la plupart des cas un ESPT et, dans les cas les plus graves, des symptômes de troubles de la personnalité, tels que les troubles borderline. Elles ont souvent du mal à tisser des liens, ont du mal à vivre en intimité et à entretenir des relations, ou bien sont trop dépendantes des autres. Certaines femmes ont peur du sexe, développent un vaginisme et s’isolent. D’autres femmes adoptent un style de vie débridé pour renforcer leur estime de soi ternie. L’anxiété, la dépression, la honte, la haine de soi, les troubles de l’alimentation et les dépendances à la drogue, à l’alcool ou à la nourriture peuvent tous être des manifestations d’abus commis dans la petite enfance.

Les conséquences sur les adultes

Les adultes victimes de violences sexuelles développent souvent des problèmes psychologiques à court et à long terme. À court terme, ils ressentent un choc, de la peur, de l’anxiété, de la confusion et une distance émotionnelle. À long terme, ils peuvent être confrontés à des troubles de l’alimentation, à l’abus d’alcool et de drogues, à des dysfonctionnements sexuels, à des symptômes physiques, voire à des troubles de stress post-traumatique et à des envies de suicide. Le risque de problèmes de santé mentale dépend de la gravité de l’agression, d’autres expériences négatives et de la résistance de la victime. Une personne ayant des problèmes de gestion de colère, un manque de maîtrise de soi ou une vie émotionnelle déjà instable peut avoir plus de difficultés à faire face à un traumatisme sexuel.

Deux réactions différentes

C’est à la victime qu’il appartient de déterminer comment se développe le traumatisme sexuel. Mais cela dépend aussi du type d’abus et du soutien ainsi qu’aux ressources auxquels la victime peut avoir recours par la suite. La réaction pendant la violence a également une influence sur la « guérison ». Une femme qui se bat et se défend peut ressentir moins de honte qu’une femme qui est figée par la peur et ne peut se débattre. Les deux réactions sont tout à fait normales et l’une n’est pas meilleure que l’autre. Mais dans l’expérience de la victime, cela fait souvent une différence et cela peut influencer le processus de guérison.

Comment faire face à un traumatisme sexuel ?

Tout d’abord, il est important de comprendre que les sentiments de honte et de haine de soi sont des réactions communes à un traumatisme sexuel. Le traumatisme vous fait simplement vous sentir vulnérable et impuissant. Rappelez-vous votre force et dites-vous que vous pouvez tout surmonter.

Aussi difficile que cela puisse paraître, ces techniques vous permettront d’apprendre à accepter ce qu’il s’est passé et d’essayer de reprendre le cours de votre vie :

Soyez ouverte sur votre traumatisme

C’est difficile de dire aux gens que vous avez été victime d’agression ou de viol. Cela peut vous rendre vulnérable. Vous pouvez également craindre la réaction des autres. Mais si vous restez dans le silence, les sentiments négatifs ne feront que de croître. Aussi effrayant que cela puisse être, s’ouvrir et parler vous libérera et vous rendra capable de faire face à votre traumatisme. Ignorer la vérité ou la cacher ne vous mènera nulle part.

Alors trouvez quelqu’un de confiance. Quelqu’un de calme, compréhensif et avec de l’empathie. Si vous ne voulez pas en parler à un proche, vous pouvez demander l’aide d’un thérapeute ou d’un groupe de soutien aux victimes de violences sexuelles. Vous vous sentirez ainsi moins seule et vous pourrez travailler avec d’autres vers la voie de la guérison.

Gérez la honte et la culpabilité

De manière rationnelle, vous comprenez souvent que l’agression subie n’était pas de votre faute. Sur le plan émotionnel, c’est une autre histoire. Alors il semble parfois plus facile de se cacher, mais essayez d’y faire face. Ce n’est que lorsque vous serez capable de regarder votre traumatisme droit dans les yeux que vous pourrez accepter que ce n’était en aucun cas de votre faute.

Rappelez-vous que vous ne pouvez jamais provoquer la violence sexuelle et que vous n’avez pas à en avoir honte. Le seul coupable dans cette histoire est votre agresseur. C’est lui qui devrait avoir honte, pas vous. Pas même si vous étiez ivre, pas même si vous avez flirté avec lui en premier lieu et pas même si vous êtes rentrée avec lui.

Restez à l’écoute de votre corps et de vos sentiments

Les femmes ayant subi un traumatisme sexuel essaient souvent d’aplanir leurs sentiments. Elle ont souvent l’impression de regarder leur vie de loin, de ne pas y participer pleinement. Certaines femmes se perdent dans l’alcool ou la drogue pour effacer les souvenirs désagréables. Ou bien elles essaient de fuir la réalité en s’adonnant à des fantasmes, en jouant et en regardant sans cesse la télévision. Elles se sentent coupés du monde et des personnes et activités qu’elles appréciaient auparavant.

Cela montre que l’on ne peut pas éteindre ses émotions de manière sélective. Si vous mettez en veilleuse tous les sentiments désagréables, vous risquez de coupez votre joie de vivre. Bien sûr, c’est effrayant d’admettre nos sentiments intenses, mais ce qui est encore plus effrayant, c’est ce qu’il se passe si vous ne le faites pas. Le véritable danger consiste à éviter les sentiments et les souvenirs. Ce n’est que lorsque vous aurez repris contact avec votre corps et vos sentiments que vous pourrez commencer à construire un vous plus confiante et puissante.

Conseil : essayez la danse, la méditation, le yoga, le tai-chi ou les massages. Ce dernier point peut être difficile après des violences sexuelles, mais grâce à un toucher sûr et contrôlé, vous pouvez apprendre à vous ouvrir à nouveau au contact humain.

Restez en contact avec les autres

Il est commun de se sentir isolée après des violences sexuelles. Vous pouvez vous retirer ou éviter vos amis et votre famille. Mais il est important de rester en contact avec les personnes qui vous aiment. Le soutien émotionnel est essentiel à votre rétablissement.

Cela ne signifie pas que vous devez toujours parler de votre traumatisme sexuel. Une bonne séance de rigolade ou une soirée entre amis peut être tout aussi bénéfique qu’une séance de thérapie. Participez à des activités sociales, même si vous n’en avez peu envie. Et plongez-vous dans des choses qui n’ont rien à voir avec votre traumatisme. Choisissez un nouveau ou reprenez un ancien hobby.

Prenez soin de vous

La guérison d’un traumatisme sexuel est un long processus. Parfois, on ne s’en remet jamais complètement. Pour de nombreuses femmes, les souvenirs sont toujours présents en arrière-plan, ce qui peut rendre la tâche difficile.

Écoutez donc votre corps et prenez le temps de vous rétablir. Vous vous sentez fatiguée ? Alors levez le pieds pendant un moment. Si vous n’arrivez pas à vous détendre, des techniques de relaxation telles que la méditation et le yoga peuvent vous aider.

Soyez également raisonnable dans votre utilisation des médias. Évitez les programmes qui vous font penser à votre traumatisme et déclenchent des souvenirs douloureux. Les réseaux sociaux peuvent également avoir un effet négatif. Notamment lorsque vous lisez les flux interminables de commentaires sous les articles d’actualité. Qu’est-ce qui est bon ? Manger sainement, bouger, avoir de bonnes habitudes de sommeil et se ressourcer dans la nature. Évitez la tendance à vous rabattre sur une bouteille, un joint ou un paquet de chips lorsque vous vous sentez mal. Cela ne résout rien et ne fera qu’aggraver vos symptômes.

Surmonter un traumatisme sexuel

Votre traumatisme sexuel commence à prendre le dessus sur votre vie ? Il n’y a pas de quoi en avoir honte. Les expériences traumatisantes telles que les viols peuvent bloquer votre système nerveux dans un état d’extrême vigilance. Vous devenez sensible au moindre stimulus et paniquez immédiatement si quelque chose vous rappelle votre agression.

Bien sûr, il n’est pas toujours possible d’éviter les flashbacks. Mais si vous avez l’impression de perdre le contact avec la réalité, nous vous conseillons de demander de l’aide. Essayez de vous relaxer avec des exercices de respiration et demandez l’aide d’un thérapeute ou d’un groupe de soutien.

La guérison des traumatismes sexuels est un processus profond et douloureux. Mais cela en vaut la peine si vous voulez être à nouveau épanouie. Rappelez-vous à quel point vous êtes forte. Et n’oubliez pas qu’il n’est jamais trop tard pour surmonter un traumatisme sexuel.

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