Si vous n’avez pas lu la partie 1, vous devriez la découvrir dès maintenant ici
La lumière est revenue… mais rien n’est redevenu comme avant. Une panne de courant, une tension dans le noir et une limite franchie qu’aucun de nous n’avait vraiment prévue. Depuis, tout a changé entre Léo et moi. Les regards sont différents. Et chaque proximité devient dangereuse. Coincés dans ce chalet avec les autres, forcés de faire comme si de rien n’était, nous devons désormais cacher ce qui s’est passé… tout en luttant contre l’envie que cela recommence.
APRÈS LA LUMIÈRE
Le courant est revenu d’un coup. La lumière du garage nous agresse presque. On cligne des yeux, comme si on revenait d’un rêve un peu trop réel. Pendant une seconde, on ne bouge pas.
Léo est toujours près de moi. Trop près pour que ce soit anodin. Plus assez pour que ce soit assumé. On se regarde. Et cette fois, ce n’est plus l’obscurité qui nous protège.
– On devrait remonter
Il hoche la tête. Mais aucun de nous ne bouge tout de suite. On a encore envie de profiter l’un de l’autre avant de retourner dans ce vacarme.
RETOUR EN HAUT
Quand on arrive en haut, les autres sont autour de la table, en train de râler contre le réseau et de chercher des bougies « au cas où ».
Mon frère lève à peine les yeux.
– Ah, les héros de l’électricité.
– C’était juste un fusible, répond Léo calmement.
Je vais poser les bûches près de la cheminée, consciente de son regard dans mon dos. Ou peut-être que je l’imagine ?
LE DÎNER
Tout le monde parle et rit. On se raconte les chutes de la journée sur les pistes. Mais je peux pas m’empêcher de penser à Léo qui me baise sur la banquette arrière. Chaque fois qu’il bouge, je le remarque. Chaque fois que quelqu’un fait une blague sur « les couples qui finissent toujours par se former pendant ces week-ends », mon cœur rate un battement.
Puis vient le moment fatal.
– Bon, demain on fait les pistes rouges tous ensemble ?
– Tous ? je demande.
– Bah oui, répond mon frère. Sauf si quelqu’un préfère rester avec quelqu’un d’autre…
Il dit ça en rigolant. Mais son regard passe de moi à Léo pendant une microseconde.
PLUS TARD
La soirée se termine, chacun part dans sa chambre. Et tout d’un coup, le chalet devient silencieux.
Je suis en train de fermer ma porte quand…
-Ella.
Léo rentre précipitamment dans ma chambre et nous nous embrassons sauvagement. Il ferme la porte derrière nous discrètement pour que personne ne s’en aperçoive. Nous démarrons sur le lit, je déshabille Léo puisqu’il ne porte qu’un caleçon et je me mets à califourchon sur son pénis.
Nous essayons de ne pas faire trop de bruit pour ne pas que le lit cogne contre le mur et que cela réveille tout le monde, mais on ne peut pas s’empêcher de précipiter nos mouvements tant l’attente depuis le garage a été longue. Désormais, on ne peut plus faire semblant. Il m’excite trop pour continuer à l’ignorer la nuit.
MOINS TIMIDE
Avec beaucoup plus de confiance, nous faisons l’amour dans les quatre coins de la pièce, dans toutes les positions : on explore avec le corps ce qu’on n’a jamais pu se dire depuis quelques années.
« Plus fort », je dis à Léo, mais le plus fort doit rester discret, on doit faire un vacarme pas possible… J’espère que personne ne nous entend.
« Suce-moi », il me dit en me prenant les deux tresses dans la main. Je m’agenouille et le suce juste derrière la porte. Si les autres savaient ce qui se trame ici…
Puis il s’attelle à me faire jouir en touchant mon clitoris, je ne suis pas loin.
« Dis-moi quand tu jouis et je viens aussi, sur tes seins. »
D’une seconde à l’autre, on jouit tous les deux en se mordant les lèvres pour ne pas crier, l’orgasme est d’autant plus intense.
HASARD ?
– Bon… verdict ? On a survécu à la nuit.
– À peine… je crois que j’ai encore mal au cou à force de me retourner pour te regarder.
– Moi, je dirais que mes bras vont me haïr demain.
– Et pourtant, tu recommencerais.
– Peut-être… mais doucement cette fois.
On reste allongés, à rire doucement.
– Demain matin, on fera comme si rien ne s’était passé… ou pas.
– Je vote pour “ou pas”. Mais seulement si tu promets de garder le secret.
– Promis. Ton secret est bien gardé… mais je me réserve le droit de te faire l’amour encore quelques nuits.
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