Week-end au ski, chalet isolé, groupe d’amis… et moi, seule fille au milieu de la testostérone. Léo, meilleur ami de mon frère, et moi, complices depuis l’enfance, mais cette année quelque chose a changé. Une panne de courant… et tout bascule dans l’obscurité. Ce week-end, nos limites vont être testées.
CHALET EN SUISSE
On part passer le week-end au ski avec les amis de mon frère. On se connaît depuis toujours : chaque année, en février, on loue un chalet en Suisse pour quelques jours. Une tradition. Nous sommes tous adultes, la vingtaine bien entamée, mais certaines habitudes ne changent pas.
Cela fait déjà deux jours que nous sommes là. Je suis la seule fille du groupe, entourée de testostérone en surchauffe, suffisamment rodée pour avoir ma propre chambre et mon espace. Cette année, nous sommes sept.
COMPLICES
Léo a toujours fait partie du décor. On a grandi ensemble, complices depuis l’enfance. Il est le meilleur ami de mon frère. Pourtant, quelque chose a changé. Dès le trajet aller, à l’arrière de la voiture, nos cuisses se sont frôlées. Rien d’exceptionnel, me direz-vous, une Clio, peu de place, mais cette fois, aucun de nous n’a cherché à s’écarter. Au contraire. J’ai même insisté pour qu’on reste côte à côte. Nos jambes sont restées en contact pendant tout le trajet.
À la station-service, il a glissé une mèche de cheveux sous mon foulard. Un geste simple, presque innocent. Et pourtant… le genre d’attention que j’ai retenu. Je me suis surprise à me demander s’il faisait ça sans y penser, ou s’il me voyait, lui aussi, un peu différemment cette année.
Et surtout… j’espérais que non, il ne me voyait pas comme une petite sœur. Cette idée me donnait envie de fuir. Ou peut-être de provoquer le contraire.
SE RECHAUFFER
– Qui prépare la cheminée ce soir ?
– Vas‑y, je me lance !
Je n’ai jamais fait ça de ma vie, mais ça me donne surtout une excellente excuse pour demander à Léo de descendre avec moi chercher des bûches.
– Tu peux venir, s’il te plaît ? J’aurais besoin d’aide pour le feu pendant que les autres s’occupent du dîner.
– Oui, pas de souci, j’arrive. Je mets mes chaussures.
Ton simple. Presque trop. Comme s’il ne se passait rien. Évidemment.
CHERCHER DU BOIS
Je prends le panier et je descends au garage, là où le propriétaire stocke le bois.
– T’es où ? crie Léo.
– Là, derrière la voiture.
– Putain, c’est sombre ici… attends, j’allume la lumière de l’entrée.
Et là, tout saute.
LA PANNE
À l’étage, les gars râlent en chœur :
– Oh fais chier, une panne de courant ! On voit plus rien !
– Et merde, on n’a même pas de bougies… Ella, t’es en bas ? crie mon frère.
– Yes, avec Léo ! On était en train de récupérer le bois.
– Ok, écoute : essaie de trouver le compteur et baisse tous les fusibles. On va chercher des bougies là-haut !
NOIR COMPLET
Je raccroche mentalement la conversation. Impossible de ne pas sourire. Situation parfaite. Je suis chargée de rallumer le compteur. Léo est avec moi. Et on a quelques minutes. Dans le noir complet.
– Viens près de moi, Léo, je vois rien.
J’ai mon téléphone, il faut chercher le compteur… il ne doit pas être loin.
Je le sens se rapprocher et poser sa main sur mes hanches.
– Attends, je te guide.
Ok. Je crois que c’est assez clair, on a envie de la même chose. Je rigole et je lâche une blague, histoire de tester.
– Avoue… quelle situation parfaite. Personne, et le noir complet.
Il ricane. Pas un rire qui veut dire non. Je sens sa main remonter jusqu’à mon cou, soi-disant pour passer avec moi, tout en faisant semblant de chercher le compteur.
HEUREUX HASARD
Il se rapproche encore. Trop. Sa bouche effleure mon cou et il murmure :
– T’as fait exprès.
Je me retourne et tombe directement sur ses lèvres. On s’embrasse aussitôt, doux, rapide, discret pour que personne n’entende. Je l’enlace, mon téléphone me glisse des mains.
– Chut… personne ne doit entendre, murmure-t-il.
Je rigole légèrement contre sa bouche. Nos corps sont proches, chaque mouvement est instinctif. Il se rapproche encore, sa main sur mes hanches devient plus insistante.
DANS LA VOITURE
Une idée me traverse l’esprit : la voiture est restée ouverte. On se glisse à l’intérieur sans réfléchir. On a dix minutes devant nous, mon frère compte sur moi pour rallumer Versailles, mais là, je m’en fiche.
Léo est collé contre moi, sa main se déplace légèrement, ses gestes me donnent des frissons.
– Allonge-toi, me dit-il, doucement pour pas me faire mal.
Mon téléphone est resté à l’entrée du garage, on ne voit rien.
Je m’allonge sur la banquette arrière de la Clio, il vient se mettre sur moi et m’embrasse langoureusement.
– On doit faire un quickie là.
Je ris.
CHAQUE MINUTE COMPTE
On est si à l’aise alors que notre relation vient de changer à tout jamais.
– Déshabille-toi, je lui dis.
Il est en caleçon sur moi. J’ai anticipé en enlevant ma culotte avant de rentrer dans la voiture. Chaque minute compte.
Je sens son sexe sur moi.
Il me plaque les mains contre la porte arrière et me lèche les seins. C’est vrai, ils sont petits mais existants, et c’est la première fois qu’il les découvre comme ça.
– J’ai très envie de toi, me murmure-t-il.
– Alors vas-y, n’attends pas.
A L’AVEUGLE
Je l’entends enlever ses derniers vêtements, une expérience sensorielle inédite dans le noir, comme si l’obscurité effaçait ce qu’on ne voulait pas nous avouer, nos sentiments depuis ce week-end.
D’un seul coup, je sens ses doigts me pénétrer, je me retiens de ne pas gémir… Je suis tellement mouillée, cela fait deux jours qu’il est dans mes rêves humides.
Je tiens sa bite entre mes doigts et la masturbe délicatement, elle est ferme.
On se masturbe mutuellement, lui sur moi.
– Continue, me dit-il.
ELECTRIQUE
On ne s’arrête pas et nos gestes s’intensifient, l’un et l’autre n’a pas envie que cela s’arrête, quand soudain on entend mon frère crier :
– Qu’est-ce que vous foutez ? Vous le trouvez ce panneau ?
– Et merde, répond Léo. Oui c’est bon, on y est presque, sous-entendu : on a presque joui, laisse-nous tranquille mec, deux minutes.
– Ok, j’ai 30 secondes pour te faire jouir, je veux relever ce défi.
Il me prend les mains, les place derrière ma tête, je lâche sa bite et il se concentre uniquement sur moi, voulant me faire du bien en priorité.
Je le guide en lui disant où me caresser exactement, c’est parfait. Il m’enlace, me lèche le bout des seins et, d’un coup, je m’apprête à jouir, je lui dis :
-Oui, c’est ça, continue, continue.
La minute d’après, je jouissais dans la Clio. On s’arrête un instant, conscient qu’il faut se rhabiller et aller rallumer ce putain de compteur. Jamais une panne de courant n’aura été aussi électrique.
Et tandis que le courant revient enfin, je réalise que ce week-end ne sera jamais comme les autres.
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