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Sexualité féminine dans l’histoire

3 avril 2022,

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Ce mois-ci chez Adam & Eve, c’est la sexualité féminine qui est mise à l’honneur. Mais avant de foncer straight to the point en direction du plaisir et des orgasmes (tout ceci sera à suivre dans le prochain article), prenons un petit temps pour faire une balade à travers l’histoire. Car pour faire un point à date de la situation sur cette question, il s’agit de comprendre d’où l’on vient et d’observer comment notre histoire contemporaine, médicale, sociétale… a participé (ou pas) à l’évolution de nos représentations et croyances sur le sujet. Et en matière de sexualité féminine, s’il y a eu quelques mouvements, il y a encore du pain sur la planche…

Nous constatons depuis plusieurs années que la parole autour du plaisir féminin se libère. Mais pas depuis si longtemps, et force est de constater que nous revenons de loin. Là où le désir et les pratiques sexuelles masculines ont fait très tôt l’objet de curiosités, d’observations, d’études… la sexualité féminine a longtemps été considérée comme taboue et/ou secondaire. Durant de nombreuses années donc, le sexe était uniquement une affaire d’hommes et la sexualité féminine n’était considérée que dans le but de procréer.

Femmes ? Non, mères !

Pendant longtemps, les sociétés ont idéalisé la figure de la mère et la virginité des jeunes filles. Ainsi les femmes qui ont des relations sexuelles avant le mariage (ou une fois veuves d’ailleurs), prennent carrément le risque de perdre leur statut social. Quant à celles qui sont à la recherche de plaisir, il va être rapide de les cataloguer de « nymphomanes » ou de « perverses ». La sexualité dite « saine » est mesurée à l’aune du prisme masculin et hétérosexuel ; une femme n’est pas censée exprimer son désir, mais seulement le signifier à travers un ensemble de signes non verbaux (un regard, un geste, une attitude…).

[blockquote style= »pinkxl »] »Et la sexualité féminine n’est considérée que pour procréer. »[/blockquote]

C’est ainsi que se met en place un système extrêmement résistant et qui va véhiculer cette image passive de la femme devant résister au plaisir, devant résister à la tentation pour être mieux conquise par le travail de séduction de l’homme. Le désir masculin prend une grande place et installe dans les croyances qu’un homme ne peut pas réprimer ses pulsions et que la chasteté masculine entraîne des problèmes de santé. A l’inverse, il est admis que les femmes n’ont pas de pulsions, pas de désirs. Elles sont ainsi facilement désexualisées.

Toutefois, la société n’a pas uniformément méprisé la jouissance féminine tout au long de son histoire, la doctrine des « deux semences » encourageant donc l’orgasme simultané, a reçu un appui autorisé au moins jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, par l’église ainsi que par les médecins et les moralistes.  On parle donc de plaisir féminin uniquement parce qu’on croit qu’il favorise la fécondité s’il survient pendant le coït.

[blockquote style= »pinkxl »] »Tout ce qui ne concourt pas à la reproduction, est pêché. »[/blockquote]

Rappelons au passage que l’ordre social est basé sur l’institution du mariage (monogame, cela va sans dire), ce qui permet de règlementer l’activité sexuelle sur la base d’un principe simple : tout ce qui ne concourt pas à la reproduction, est pêché. Et pour mener à bien cette ambitieuse mission « d’harmonie des plaisirs », il n’est pas rare de trouver des écrits autour des meilleures façons d’y parvenir. La stimulation externe du clitoris fera partie des conseils prodigués, et ce dernier, deviendra un organe dont on parlera beaucoup, malgré un parcours semé d’embûches.

vulva

Le clitoris, ce grand inconnu

Un peu d’histoire, ici aussi. Là où la médecine sexuelle masculine n’a plus vraiment de secret on en connaît l’anatomie, la physiologie, les fonctions, les dysfonctions et les pathologies… mais la recherche et les connaissances sur la sexualité féminine et notamment le clitoris, sont encore balbutiantes. Si l’on voulait trouver une explication à ces différences, l’on pourrait en dire que l’on s’est plus intéressés à la médecine sexuelle dite masculine car elle sert la reproduction (en effet, sans érection, pas de reproduction, sans éjaculation, pas de reproduction…), là où la médecine sexuelle féminine ne s’intéresserait qu’au plaisir et au désir… de fait, on ne lui a accordé au fil des siècles que peu d’intérêt et de financement.

[blockquote style= »pinkxl »] »Néanmoins on s’intéresse au clitoris… »[/blockquote]

Néanmoins on s’intéresse au clitoris : au Moyen-âge, on le considérait comme homologue du pénis, et au XVIème siècle, il est décrit pour la première fois comme un organe dont le seul but est de produire du plaisir. Malheureusement cet intérêt n’est que de courte durée, et lorsque la théorie des « deux semences » est abandonnée vers 1840, la jouissance féminine se voit dépouillée de toute nécessité. Le mot même de clitoris sera si bien oublié qu’on l’ôtera du dictionnaire.

Les récits historiques sur le clitoris sont entachés de dénigrement ou d’ignorance, et l’on soutient que cet organe n’apparaît pas chez les « femmes en bonne santé » mais que si l’organe était repéré sur une femme, cela prouverait son statut de sorcière (le clitoris étant alors nommé « tétine du diable »). On fera ainsi carrément subir des clitoridectomies à ces « sorcières », et un peu plus tard, cela sera aussi pratiqué sur les femmes diagnostiquées comme « hystériques ».

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Le plaisir devient peu à peu un droit

A la fin du 19ème, les travaux d’un médecin britannique (Henry Havelock Ellis), vont faire avancer les recherches et les réflexions autour du sexe féminin et permettra de considérer que les femmes ont une capacité sexuelle au plaisir aussi grande que les hommes (incroyable mais vrai !). Le plaisir devient peu à peu un droit… On change d’époque et de mentalités, avec la libération sexuelle et la démocratisation de la contraception. La société avance vers une dissociation entre l’acte sexuel et la reproduction.

Du point de vue médical et scientifique, ce n’est qu’en 1981 que des images anatomiquement correctes du clitoris seront publiées. Il faudra encore attendre un peu, 2008, pour faire la première échographie de cet organe (alors que c’est une technique utilisée depuis de nombreuses années). En 2016, un rapport du Haut conseil français à l’égalité entre femmes et hommes souligne qu’à 15 ans, une adolescente sur quatre ne sait pas qu’elle a un clitoris. Et ce n’est qu’en 2017 que les premiers manuels scolaires représenteront le clitoris sur les planches anatomiques génitales féminines.

[blockquote style= »pinkxl »] »Plaisir de plus en plus considéré comme nécessaire au développement et à l’épanouissement personnel. »[/blockquote]

Ne nous y trompons pas toutefois : de l’Eve faillible qu’elle était au XVIIème siècle (rappelons que cette dernière, désignée comme responsable du péché de luxure endossera cette image de la femme incapable de résister à la tentation), à la gardienne de la pudeur qu’elle était devenue au seuil du XXème, la femme ne cessa d’être l’objet d’un regard masculin désobligeant : quel usage et quelle nécessité pouvait-on attribuer à son plaisir ?

Au cours du XIXème siècle, certaines autrices font entendre des voix dissonantes en proposant un regard féminin sur le désir, le consentement et le plaisir… Plaisir de plus en plus considéré comme nécessaire au développement et à l’épanouissement personnel. Il faudra finalement attendre la seconde moitié du XXème siècle pour que le désir et le plaisir, qualités indépendantes de tout besoin générique ou thérapeutique soient franchement reconnues et revendiquées comme de véritables droits. Le féminisme, moteur de changement ? Aujourd’hui encore la liberté sexuelle des femmes reste un domaine fragile nécessitant éducation et engagement.

6 réponses

  1. bonjour je ai plus la vierge assez dur et mes rappors sont trés lamentable que dois je faire merci

  2. Bonjour je suis une femme de 62ans et je suis seule et j’ai tout le temps envie de faire l amour je me masturbe souvent vous me conseiller quoi

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