J’étais à deux doigts de supprimer toutes les applications de dating, convaincue que je ne trouverais jamais quelqu’un qui me corresponde vraiment… et puis il est arrivé. Juste un match, un simple « Harry vous a likée » et tout a changé en une soirée. Entre curiosité et désir, je ne savais pas encore que cette rencontre allait réveiller quelque chose de complètement inattendu.
INTUITION
Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais mon intuition m’a soufflé d’ouvrir la notificationet de regarder son profil.
Ok… il me plaît plutôt pas mal, et son accroche est sympa. Allez, je match, juste avant de me glisser sous la couette et de m’accorder un petit kiff solo avec mon Womanizer.
À peine commencé que l’écran de mon téléphone s’allume : « Bonsoir madame ».
Est-ce que j’ai vraiment envie d’entamer une conversation nocturne avec un homme qui sera probablement en dessous de mes attentes ? Mmmh… allez, je lui laisse le bénéfice du doute. Peut-être qu’il arrivera à m’exciter, d’une manière ou d’une autre. Je ne tarde pas trop à répondre :
« Bonjour toi, je m’apprêtais à aller me coucher. »
Il enchaîne :
« Alors je ne te dérange pas plus. Je ne suis pas à la recherche d’un coup d’un soir. Je suis tombé sur ton profil et j’ai vraiment envie d’apprendre à te connaître. »
PLUS DE TEMPS À PERDRE
Le lendemain matin, au réveil, je décide de lui écrire. Après une nuit de réflexion, et un léger sentiment de culpabilité de lui avoir laissé un vu, une petite voix me dit de lui laisser une chance. Je ne passe pas par quatre chemins :
« T’es dispo ce soir ? »
En réalité, je n’ai plus de temps à perdre. Cette appli ne m’a pas encore fait changer d’avis. À chaque fois que je me suis investie sincèrement, parler pendant des semaines, se voir une fois, deux fois, trois fois : j’ai fini profondément déçue.
TÊTE BAISSÉE
Alors maintenant, quand quelqu’un me plaît, je fonce. Je propose de se rencontrer rapidement, dans la semaine, histoire de ne pas fantasmer pendant des jours sur quelqu’un qui n’est peut-être pas celui que j’imagine.
Et petite précision : je parle aussi bien des meufs que des mecs, tous âges confondus. Rien n’a vraiment porté ses fruits jusqu’ici.
Je n’ai toujours pas trouvé l’âme sœur.
INVITATION
Quelques heures plus tard, pendant ma pause dej, je reçois sa réponse :
« Merci pour ton message. Non, je ne fais rien ce soir. Pourquoi, tu me proposes quelque chose ? »
Je réponds immédiatement :
« Oui. Sans aucune obligation, mais je me suis dit qu’on pourrait se rencontrer… aller marcher ? »
Oui, parce que détail important : j’essaie désormais de proposer des plans qui changent. Exit le traditionnel verre en terrasse. Et surtout, je prévois toujours quelque chose juste après, histoire de pouvoir m’éclipser si le moment ne me plaît pas.
Vous allez me dire que je contrôle un peu tout, et vous aurez raison. Mais après une enfilade de dates foireux, c’est devenu un mécanisme de survie.
Malgré tout, quelque chose me souffle qu’on pourrait passer un bon moment. J’ai stalké Henry ce matin dans les transports : il est écrivain, donne des conférences sur l’environnement. Je n’ai pas tout compris, mais c’était passionnant.
« Tu ne pourras pas me rater »
« Rendez-vous à 18h, place Monge. Je porte un manteau en fourrure rouge, tu ne pourras pas me rater. »
« C’est noté, madame. À tout à l’heure. »
L’heure arrive. Je pose mon vélo à une borne, puis je m’assois sur le rebord de la fontaine pour attendre. J’observe scrupuleusement chaque passant susceptible d’être lui. Je vais reconnaître sa tête, forcément. De près. Ne stresse pas.
Un scooter s’arrête. Je crois que c’est lui, j’ai reconnu les lunettes. Je ne fais aucun signe, de peur de me tromper. Puis il enlève son casque. Et là, plus de doute : c’est l’homme que j’ai vu ce matin dans la vidéo de sa conférence.
DÉSTABILISATION
Il est assez grand, élégant. Un long manteau en laine, des gants en cuir. Il s’approche. Je me lève, lui tends la joue et murmure, presque malgré moi :
« Salut. »
Froid au premier abord. Un peu stressé, peut-être. Il me répond simplement :
« Bonsoir, tu vas bien ? »
Et pour une fois, c’est moi qui me sens presque intimidée. D’habitude, rien ne m’atteint vraiment. Alors est-ce qu’il ne me laisserait pas indifférente ? On verra bien ce que la suite de la balade nous dira.
Je reprends mes esprits et je propose :
« Si tu veux, on peut descendre vers la Seine et se laisser guider par Paris. »
PARIS, LA NUIT
On marche, on parle, on se raconte nos vies. Il me parle de son métier, qui a l’air sincèrement passionnant. Il écrit une thèse en ce moment, donne des conférences un peu partout dans le monde.
Alors oui… il a l’air moins bête que les autres. Désolée, mais il gagne des points.
Je lui parle aussi de mon quotidien de médecin, de cette vie menée à cent à l’heure, de la difficulté de trouver quelqu’un capable d’assumer mon rythme, mes choix, et surtout de vraiment me correspondre. Il n’a pas l’air effrayé pour autant, et ça me rassure.
On marche pendant de longues heures, et plus le temps passe, plus je me surprends à penser que j’aimerais bien l’avoir dans mon lit ce soir. Mais stop. Pensée parasite. Ça t’a déjà joué des tours, Marine. Prends ton temps, arrête de précipiter les choses.
SES LÈVRES
Et pourtant… ses lèvres m’attirent. Tellement que parfois je ne l’écoute presque plus, hypnotisée par leur mouvement quand il parle.
Je ne détecte aucun signe de séduction venant de lui… jusqu’à ce moment précis. Il s’arrête un peu brusquement, prend ma main entre les siennes, me regarde droit dans les yeux et dit :
« Tu sais, j’ai adoré parler avec toi, et je n’ai pas envie que ça s’arrête là. Est-ce que tu veux qu’on s’assoie sur ce banc pour faire une pause et continuer notre discussion ? »
« Oui… oui, j’aimerais bien que le temps s’arrête aussi. »
ATTENTION SPOILER
Spoiler alert : on ne couchera pas ensemble ce soir, mais il est clair qu’on a bien fait monter la température. Vous voulez savoir la suite ?
On s’est assis sur ce banc, et presque au même instant, nos deux têtes se sont rapprochées simultanément. Alors oui, ok, j’aurais voulu lui parler encore des heures, mais sentir ses lèvres contre les miennes est un programme qui semble très bien aussi.
« Je peux t’embrasser ? » murmure-t-il dans le creux de mon oreille en caressant ma cuisse.
Il s’approche de moi et on commence à s’embrasser comme si nous étions seuls au monde, ici, sur un banc en face de Notre-Dame.
C’est magique, ok, c’est hyper romantique. Je sens mon cœur et le sien battre, on se rapproche de plus en plus, et nos baisers deviennent de plus en plus langoureux. Il prend ma nuque, la serre très fort, plonge sa tête dans mon cou, et je décide de m’asseoir sur lui. On ne s’arrête pas de s’embrasser.
« Mes fesses sur ses cuisses, il me serre fort les hanches »
Je ressens même qu’il commence à bander.
Ok, là ça devient intéressant, chers lecteurs, car plus rien n’existe autour de nous. Il glisse sa main dans mon chemisier pendant que je n’ai qu’une obsession : son cou, sa nuque, sur laquelle je dépose des baisers et que je lèche jusqu’à remonter à ses oreilles.
Je sens qu’il bande de plus en plus fort, et il me serre les tétons, gémit dans mon oreille : « J’adore ça. »
Je touche sa queue à travers son pantalon. Il n’y a personne autour, je précise, il est 2h00 du matin.
EXPLORER NOS CORPS
On a envie d’explorer nos corps, mais déjà ça nous excite très fort. Je sens particulièrement que ma culotte est trempée, et alors qu’il était en train de m’embrasser, il s’arrête net et me dit : « Marine, j’aurais adoré continuer, mais je dois prendre mon train dans quelques heures, je dois rentrer chez moi. »
Mmhhh… personne ne m’aura jamais coupée comme ça dans mon élan, mais j’accepte.
Pour une fois que j’accepte de revoir quelqu’un, et alors pas n’importe qui, il m’a laissée avec encore plus d’interrogations qu’au début. Je me dois de le revoir et de lui laisser une chance : lui, la personne qui va peut-être me faire changer d’avis… qui sait ?
Et voilà… juste au moment où la nuit aurait pu s’achever, tout s’est arrêté. Pas par manque d’envie, mais par ce train à prendre. Deux semaines. Deux longues semaines à fantasmer, repenser à chaque geste, chaque baiser, chaque frisson. Alors je me retrouve là, seule avec mon Womanizer, impatiente, excitée et complètement intrigée. Et vous savez quoi ? Je n’ai qu’une hâte : le revoir. Mais qu’est-ce qui nous attend réellement la prochaine fois… ?
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