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5 livres féministes à lire en 2026 pour nourrir vos débats

1 janvier 2026,

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On ne pourra plus jamais vous faire taire avec un « tu ne sais pas de quoi tu parles ». Parce que vous savez. Ces livres sont fondamentaux pour comprendre sa sexualité et les questions féministes. Ils marquent, ils outillent, ils nourrissent les débats et aident à mieux saisir son corps, ses pensées et le monde qui nous entoure.

Voici cinq lectures à découvrir en 2026 (si ce n’est pas déjà fait).

Le coût de la virilité – Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes

Lucile Peytavin

Pour moins de 10 euros en format poche, ce livre est une excellente porte d’entrée pour comprendre comment les comportements masculins influencent notre société. L’autrice étaye son essai de nombreuses données chiffrées qui, sans vraiment nous surprendre, n’en demeurent pas moins saisissantes.

Si ce genre de lecture ne vous est pas familier, ce livre offre une première approche accessible et factuelle, idéale avant d’approfondir avec des essais plus philosophiques.

Résumé :

En France, les hommes représentent 84 % des auteurs d’accidents de la route mortels, 90 % des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc.
>Cette liste a un coût : direct pour l’État, qui dépense chaque année des dizaines de milliards d’euros en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face ; indirect pour la société, qui doit répondre aux souffrances des victimes.
>Lucile Peytavin s’interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes parmi les auteurs de violences et de comportements à risque, et tente d’estimer les conséquences financières de l’ensemble de ces préjudices. Quel est le coût des conséquences de la virilité érigée en idéologie dominante ? N’aurions-nous pas tous intérêt à nous comporter… comme les femmes ?!

Enfin seule

Laurène Bastide

Enfin Seule de Lauren Bastide n’est pas un manifeste du célibat, mais un texte profondément libérateur. Il appelle à se détacher du regard masculin, à se réapproprier son temps, son corps et ses choix. En filigrane, l’autrice retrace l’histoire d’une stigmatisation persistante : celle des femmes qui ne dépendent pas d’un homme.

C’est une lecture pertinente, peu importe votre situation. Le livre ne juge pas le couple, ne sacralise pas le célibat et s’adresse également à celles qui aiment les hommes mais souhaitent changer certaines dynamiques affectives.

Résumé :

Il est temps de transformer notre regard sur la solitude des femmes. Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d’être seules, à s’affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd’hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec. En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont  » quitté le nid « , celles qui voyagent en solitaire, celles qui n’ont besoin de personne – ou essaient, en tout cas. Il existe dans la solitude la promesse d’une émancipation, d’une estime de soi renouvelée et de la possibilité d’habiter le monde, enfin, à son rythme.

Les mots du Q 

Camille Aumont Carnel

Changement de ton avec Les Mots du Q de Camille Aumont Carnel, un livre indispensable pour faire tomber les tabous et nommer ce que l’on a trop longtemps enfoui sous le tapis. Véritable dictionnaire et manifeste joyeux des sexualités, il aide à mettre les bons mots, à déculpabiliser et à transmettre. Parce que « savoir, c’est pouvoir », et que le pouvoir du langage est immense.

Résumé :

Et si on faisait bouger la langue pour faire bouger les sexualités ? Dans un monde post #metoo, Camille Aumont Carnel interroge ce que les mots que nous employons véhiculent de nos sexualités. Elle dénonce les clichés sexistes qui s’y cachent. L’autrice invente de nouvelles expressions, cruellement manquantes, pour mieux décrire nos réalités et bâtir un discours émancipateur. Elle évoque nos sexualités actuelles et passées, mais aussi toutes celles qu’il nous reste à découvrir. Camille Aumont Carnel est leadeuse d’opinion, autrice et entrepreneuse. Avec son compte et média @jemenbatsleclito, elle s’inscrit dans le mouvement de révolution sexuelle post #metoo en France. À coups de punchs, elle décomplexe les discours sur les sexualités et lutte contre les violences sexuelles, sexistes et les tabous liés à l’intime.

Sexe et Mensonge – Histoires vraies de la vie sexuelle des femmes au Maroc

Leila Slimani

Moins léger mais tout aussi essentiel, ce livre de Leïla Slimani dresse le portrait d’une société marocaine profondément contradictoire. L’autrice y dénonce une organisation sociale marquée par des injonctions religieuses qui façonnent, restreignent et encadrent les comportements, enfermant une société à la fois moderne et archaïque. L’ouvrage met surtout en lumière une profonde hypocrisie collective autour des questions de sexualité : largement présentes dans les pratiques, mais violemment réprimées dans le discours. Cette oppression exacerbée touche en premier lieu les femmes, mais affecte également les hommes, eux aussi prisonniers de ces contradictions.

Résumé :

Au Maroc, la loi punit et proscrit toute forme de relations sexuelles hors mariage, tout comme l’homosexualité et la prostitution. Dans cette société fondée sur l’hypocrisie, la jeune fille et la femme n’ont qu’une alternative : être vierge ou épouse. Dans cet essai, Leïla Slimani part à la rencontre de femmes marocaines qui lui parlent sans fard ni tabou de leur vie sexuelle, entre soumission et transgression. Sexe et mensonges est un appel vibrant à la liberté universelle d’être, d’aimer et de désirer. 

La chair est triste hélas

Ovidie

Dans cet essai court et percutant, l’autrice raconte comment elle a cessé d’avoir des rapports sexuels avec les hommes, et pas seulement, comme elle le dit elle-même, « les sept minutes réglementaires ». Elle met fin à tout ce que cela implique : le temps passé à s’épiler, à se préparer, à avoir mal, à se plier aux injonctions attendues des femmes dans une société hétéronormée et patriarcale. À 38 ans, elle récupère son temps, rompt avec un rapport de domination et refuse l’obligation sociale d’être désirable et désirée en permanence.

Il ne s’agit pas d’accabler tous les hommes ni d’arrêter les relations hétérosexuelles, mais de s’affranchir, même un peu, des contraintes imposées par un système qui nous a limitées : accepter des comportements injustes ou normatifs dans notre jeunesse, pour ensuite, plus âgées, être invisibilisées parce que jugées « plus désirables ».

Résumé :

Ce livre est la confession intime d’une femme qui a décidé de ne plus avoir de relations sexuelles. Au fil des pages, écrites dans un souffle, et dont chaque ligne porte le poids d’une colère longtemps contenue, elle raconte ce jour où elle n’a plus été capable de partager son lit avec qui que ce soit. Entre lassitude face à la répétition des mêmes scénarios érotiques et refus général de céder aux injonctions faites aux femmes, la narratrice s’octroie alors le droit de se tenir désormais éloignée de la sexualité.

Une étape qui l’amène à revisiter certaines anecdotes marquantes de son existence, bouleversant le regard qu’elle porte aujourd’hui sur son parcours de femme, mais aussi sur les relations sociales formatées par une culture hétérocentrée. Un texte sans concession, toujours sincère et poignant, qui n’épargne ni les hommes ni les femmes, ni l’autrice elle-même, et ne laisse personne indifférent.

 

Ces cinq lectures m’ont fait réfléchir, débattre, parfois grincer des dents, j’espère qu’elles feront de même pour vous, toujours avec l’espoir de voir les choses changer.

Écrit par

Jasmine

Auteure

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